Why Victims’ Emotions Fail to Inhibit Harm: The Exploitative Disinhibition Hypothesis
Chatard, A., Leblanc, P.-M., Delbreil, A., Harika-Germaneau, G., Jaafari, N., Xavier, J., Cailleau, V., Eymin, C., Cachau, P., Deliencourt, G., & Davignon, G. (2026). Why Victims’ Emotions Fail to Inhibit Harm: The Exploitative Disinhibition Hypothesis [Manuscript submitted for publication]. Université de Poitiers.
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Why Victims’ Emotions Fail to Inhibit Harm: The Exploitative Disinhibition Hypothesis
Exploitative motivation toward a victim may bias the interpretation of that victim’s emotional signals, weakening their inhibitory force and facilitating harm. Two studies tested this exploitative disinhibition hypothesis in a context in which victims’ distress should strongly constrain behavior: sexual violence against children. In Study 1, a meta-analysis showed that child sexual offenders—whose behavior reflects a strong exploitative orientation toward children or adolescents—displayed poorer decoding of emotional signals than comparison groups (9 studies, 225 offenders). Study 2 tested the motivational–decoding link at the individual level in 63 incarcerated men convicted of sexual offenses against children or adolescents. Stronger implicit child–sex associations, used as an indirect marker of exploitative motivation, were linked to poorer emotion recognition, which in turn was linked to multiple victims. Together, these findings challenge a purely cognitive-deficit account of socio-affective decoding by showing that exploitative motivation may bias how victims’ emotions are interpreted.
Keywords: Emotion recognition · Exploitative motivation · Child sexual offending · Implicit associations · Disinhibition
Pourquoi les émotions des victimes ne suffisent-elles pas à empêcher qu’on leur fasse du mal ? Le rôle de la motivation à exploiter autrui
Pourquoi les émotions des victimes ne suffisent-elles pas toujours à empêcher certains individus de leur faire du mal ? Nous proposons que la motivation à exploiter autrui puisse modifier la manière dont les émotions des victimes sont perçues et interprétées, réduisant ainsi leur capacité à freiner les comportements violents. Deux études ont examiné cette hypothèse dans un contexte particulièrement sensible : les violences sexuelles envers les enfants et les adolescents. La première étude, une méta-analyse réunissant neuf recherches et 225 auteurs de violences sexuelles sur mineurs, montre que ces derniers reconnaissent moins bien les émotions d'autrui que les personnes des groupes de comparaison. La seconde étude, menée auprès de 63 hommes incarcérés pour des infractions sexuelles sur mineurs, révèle que ceux qui présentent des associations mentales automatiques plus fortes entre les enfants et la sexualité reconnaissent également moins bien les émotions. Ces difficultés de reconnaissance sont elles-mêmes associées au fait d'avoir fait plusieurs victimes. Dans leur ensemble, ces résultats suggèrent que les difficultés à reconnaître les émotions des victimes ne reflètent pas nécessairement un simple déficit de capacités : elles pourraient aussi être influencées par les motivations des individus, notamment lorsqu'ils cherchent à exploiter autrui.
Mots-clés : Reconnaissance des émotions · Motivation à exploiter autrui · Violences sexuelles sur mineurs · Associations implicites · Désinhibition